c) Etude De Cas : Le Studio Pixar

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                                            Comment le studio Pixar est devenu la référence des films en images de synthèse ?

                                                             



     Qui n’a jamais entendu parler du studio Pixar ? Ce studio qui a révolutionné l’histoire de l’animation ? Nous allons, dans cette partie, retracer l’histoire de ce studio qui, depuis quelques années, subit une véritable ascension au sein des enfants et adultes. Comment le studio Pixar est devenu la référence des films en images de synthèse ?


Le commencement : 


     C’est en 1986 que l’histoire du studio commence lorsque la société Apple racheta le studio LucasFilm Computer Graphics et le rebaptisa Pixar. Mais il fallut surtout la présence d’un homme, John Lasseter, persuadé des potentiels de l'image numérique dans l'animation pour la création des premiers succès de Pixar. Il travailla pour Walt Disney quelques années avant son entrée chez LucasFilm mais n'ayant pas convaincu les dirigeants de la firme Walt Disney, il est renvoyé. Cette société, dont le siège social se trouve à Emery Ville en Californie, est actuellement une des plus grandes et plus connues à réaliser des films en image de synthèse. 1995, une grande date : après la réalisation de quelques courts-métrages et publicité en image de synthèse, la sortie de Toys Story, en association avec Disney, dans les salles fait une véritable innovations, 2 758 991 entrées en France. Le succès est loin d’être fini, car 4 ans plus tard, la sortie d’un nouveau film d’animation, 1001Pattes : A Bug’s Life, quand à lui, fait 3 151 014 entrées en France. La synthèse est de mieux en mieux rendu, le succès ne fait qu’accroître. Ne se lassant pas d’un telle victoire, la suite de Toys Story, Toys Story 2, est annoncé. Cependant lors de la décision de ce second opus, un réel problème subsite car le scénario n'est pas à la hauteur des espérances des scénaristes, c'est pourquoi ils décident de le réecrire à la dernière minute, le succès est au rendez-vous. Ainsi le studio Pixar signa un nouveau contrat avec Walt Disney. Mais les longs-métrages ne sont pas les seuls à être reconnus, même les courts-métrages le sont, acclamés lors des festivals. Le quatrième long-métrage de Pixar et Disney sort en 2002 : Monstres&Co. C'est sans surprise que le film, qui pour la première fois n'est plus réalisé par John Lasseter mais par un certain Pete Docter, fait 3 535 621 entrées en France. 

                                                           

                                                             Luxo Jr, l'un des premiers court metrage de Pixar, qui est devenu l'embleme de la marque

 


L'âge d'Or :


     En 2003, Pixar atteint son apogée grâce à la sortie de Le Monde de Némo. Rien qu'en France, le nombre d'éntrées s'élèva à 9 387 282. Nemo rapporta d'ailleurs plus de 70 millions de dollars de recettes dès le premier week end après sa sortie en salle, et finalement détrôna les record détenus par les plus grands comme Le Roi Lion, devenant avec plus de 330 millions de recettes et des millions de dvds vendus, le plus grand succès de l'animation en images de synthèse. L'année suivante proposa la sortie de : Les Indestructibles qui fît néanmopins 5 688 549 entrées puis, deux ans plus tard, la sortie de Cars, Quatre Roues avec 2 080 302 entrées en France. Ces deux films ont eu un bon succès, cependant moindre, suite au triomphe provoqué par Némo. Et ces après ces quelques longs-métrages que John Lasseter revint à son poste de réalisateur, l'âge d'or de Pixar n'étant pas prêt de s'éteindre. C'est à la fin de leur contrat les liant à Disney en 2006 que le studio a été racheté par Disney. Les deux studios, maintenant fusionnés, donnent naissance par la suite à Ratatouille qui se retrouvent en tête du box-office français en 2007 avec 7 831 802 entrées (N.B : il se retrouve en tête du box-office tout comme l'avait été Le Monde de Némo). Suivi en 2008 de Wall-E, chef d'oeuvre (à mon sens) du studio indépendant avec 3 228 434 entrées. En plus de ces entrées, la vente des dvds et produits dérivés est extravagante, la vague déferlante crée par Pixar n'est pas prête de se calmer. Il semblerait que Pixar est encore un avenir radieux dans le futur.

 
Comment travaille le studio Pixar ?


     Depuis la création de Pixar, le maître mot a été : l’histoire. En effet chez Pixar, la première étape est d’établir une bonne histoire qui donnera un bon film. Cette première étape d’un long processus est toujours prise en compte : dans les studios de Pixar, la moindre idée peut être proposée, et ce par n’importe quel employé. Il doit alors la présenter et si elle est approuvée, elle est écrite de plusieurs manières : il s’agit en quelques sortes de plusieurs grands résumés des grandes idées de l’histoire et l’un d’eux (il arrive que plusieurs d’entre eux) est traité, développé. Le véritable but est de trouver comment améliorer du mieux que possible l’histoire, cette tâche est réservée aux artistes de storyboard. Le storyboard peut être qualifié de point de départ, de premier essai pour avoir une vision globale des actions et dialogues. Chaque artiste de storyboard a pour but de retranscrire, sur papier, sa meilleure version du script, pour en dégager au mieux les émotions et les actions.   
            

                 Esquisses de depart pour Toy story et Le Monde de Nemo


     La deuxième étape consiste, par surprise, à s’occuper tout d’abord de la voix : les différents storyboards sont montés comme une sorte de dessin animé toujours pour avoir cet aperçu global  du film. Des voix temporaires sont dans un premier temps enregistrées. Puis, lorsque le scénario est mis en place définitivement (ou presque), des acteurs professionnels prêtent leur voix pour interpréter, de façon à faire ressortir correctement toutes les émotions, les dialogues. Il arrive que les voix temporaires donnent une meilleure qualité et sont, dans ce cas, gardées. Après la mise en place des voix, il s’agit de celle de l’environnement : il y a une équipe du département artistique qui doit créer et définir, grâce à des dessins et des peintures, les lieux qui entourent les personnages. Le rôle est aussi celui de créer l’ambiance de l’histoire par ses couleurs, par l’utilisation d’une palette principale de tons pour l’éclairage de chaque scène. De plus, ils doivent créer l’aspect définitif des personnages qui seront, par la suite, transmis dans le département infographique pour leur numérisation (les personnages peuvent ainsi changer souvent d’aspect).
Une fois que le département artistique a fini l’aspect des personnages et décors, ils sont crées : soit sculptés à la main et ensuite scannés dans l’ordinateur, soit modelés directement sur l’écran. Les paysages étant terminés en 3D, il faut ajouter les éléments du films (différents objets), cette tâche est confiée au chef décorateur collaborant avec le réalisateur et les équipes artistiques pour que la vision globale et graphique de l’œuvre soit correspondante aux attentes.

Passage du maillage à un aperçu final du personnage de 1001Pattes : A Bug's Life


     Personnages et décors achevés, il s’agit de retranscrire le scénario en scènes tridimensionnelles (autrement dit en 3D) : une équipe met en scène , place les personnages dans les décors puis, avec une caméra virtuelle, ils capturent les scènes de l’histoire. Généralement les plans sont pris sous différents angles pour laisser, à l’équipe de montage, plus de choix et ainsi opter pour les meilleures interprétations pour raconter l’histoire.
Une fois la version finale déterminée, elle est envoyée à l’équipe d’animation pour la dernière étape de la réalisation d’un film. Les animateurs utilisent un logiciel, appelé RenderMan, qui a été développé au cœur du studio Pixar pour assembler : les personnages, leurs mouvements, les décors, l’éclairage … dans une seule image du film. Ainsi les expressions faciales et corporelles des personnages sont animés. [Chaque image représente 1/24 de secondes et requiert 6 heures à traduire, sur un film d’1h30 en moyenne. Bien qu’il faut préciser que certaines images complexes ont pu prendre jusqu’à 90 heures pour être traduite en totalité.] Les animateurs rajoutent enfin les ombres et jeux de lumière dont les variations et les degrés de luminosité sont fait par des logicielles de Pixar.
Pour terminer, il ne reste plus que la partie post-production durant laquelle des essais sont projettés pour détecter ce qui pourrait être encore améliorer avant la sortie. Puis la bande-son est enregistrée et ajoutée au film et là, la campagne de marketing commence, financée par Disney, en attendant avec impatiente la sortie sur grands écrans.

Exemples d'évolution du dessin au crayon à l'aspect final :

 - Les Indestructibles 


- Cars, Quatre Roues

 

     Ainsi s’achève notre présentation du studio Pixar, de sa création jusqu’à aujourd’hui, avec ses premières productions et ses plus grand succès, en passant par les étapes de réalisation d’un film de l’imagination de l’histoire jusqu’à sa sortie en salle. S’achève aussi notre deuxième partie consacrée à l’animation utilisant, de nos jours, des outils informatiques. Il s’agit maintenant de savoir quelles différences sont faites au niveau du public, pour cela nous vous donnons rendez-vous dans la partie suivante.

 


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